Vider la maison de ma mère

Ces images sont nées d’une nécessité.

Un an après le décès de ma mère, en 2025, j’ai dû vider sa maison. Dans la répétition des gestes, le contact avec les objets, les traces laissées, j’ai senti qu’un seuil se traversait, au-delà de toute mise en mots.

J’ai vécu la réalisation de cette série comme un rituel. Un acte conscient pour accompagner ce passage, pour donner une forme sensible à ce que signifiait vider une maison, mais aussi quitter une relation, se défaire et se transformer.

En m’inscrivant corporellement dans les images, j’ai laissé le corps dire ce qui se jouait : l’attachement, la résistance, la transmission, le vide et ce qui persiste.

Ces photographies ne cherchent pas à raconter, mais à éprouver. Elles témoignent d’un passage — intime et universel — entre présence et absence, entre mémoire, héritage et métamorphose.

« J’étais devenue grande maison vide

C’est fou comme le désert entre vite dans un corps »

Hélène Miguet

Cette matière se prolonge dans une performance en cours de création, en collaboration avec Hélène Miguet, poète